Conception


La banque de données de corpus CIEL_F est fondée sur le recueil d’enregistrements audio et vidéo de français parlé dans 15 pays à travers le monde.

Ces variétés de français ont été documentées dans des situations ordinaires et naturelles d’usage – grâce à des enregistrements audio et vidéo d’interactions informelles (repas de famille ou entre amis) et formelles (réunions de travail).

Ces enregistrements ont été réalisés dans 18 zones géographiques: Algérie, Antilles françaises, Belgique, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, France, Guyane française, La Réunion, Inde, Liban, Île Maurice, Sénégal, Suisse, Togo.

Deux critères fondamentaux ont été privilégiés:

Ces deux aspects permettent la comparabilité des données.

Types d’activités interactionnelles

Le choix de se fonder sur des activités enregistrées dans leur contexte relève d’une observation critique selon laquelle, en sociolinguistique traditionnelle, l'échantillonnage des locuteurs a primé sur la typologie des situations sociales et des types d’activités qui, pourtant, ont autant sinon plus d'incidence sur les choix linguistiques des participants. Cela a conduit à privilégier des types d’activités pour l’étude de la distribution des formes diversifiées ou transversales. Les activités ainsi définies sont à la fois solidement ancrées dans leur contexte et repérables dans des contextes divers.

Sur cette base, les types d’activité privilégiés répondent aux propriétés suivantes :

Sur cette base, trois types d’activités interactionnelles ont été privilégiés :

Aires communicatives

Le choix des zones à documenter s'est fait sur la base de la notion d'aire communicative à partir d'une réflexion critique sur la dimension surtout diatopique des classifications des aires de la francophonie, trop souvent issues d’un découpage géographique et politique.

Entendue comme une entité culturelle, sociale et linguistique dans l’espace géographique, la notion d’aire communicative est définie non seulement à partir de critères géographiques, mais du point de vue des locuteurs. Une aire géographique peut comporter plusieurs aires communicatives. Outre la géographie donc, des facteurs sociaux entrent en jeu, comme le prestige, le multilinguisme ou le contact langagier, la vitalité et la fonctionnalité communicative. Il apparaît ainsi qu’une définition purement géographique, comme l’est la dimension diatopique, ne suffit pas pour décrire l’amplitude des variations du français actuel, parce que la délimitation d’aires communicatives ne saurait faire abstraction de critères socio-culturels.

La typologie élaborée par CIEL_F pour les aires de la francophonie présente deux atouts majeurs : un modèle pour une classification des cas de figure documentés dans l’archive en ligne, et une grille d'analyse applicable à toute autre situation pour en établir la spécificité. La typologie se fonde sur quatre grands critères qui balayent un spectre de paramètres formels et fonctionnels :

A. Critère sociogéographique

B. Dimension du contact linguistique

C. Dimension fonctionnelle

D. Dimension de la dynamique langagière

>>>>>SCHEMA aus Aufsatz Gadet-Ludwig-Pfaender « Types » einfügen <<<<<<



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